L'unité fonctionnelle : la Micro Vacuole

Le volume vacuolaire constitué par les croisements des fibres ne peut que se concevoir dans les 3 dimensions de l'espace. La vacuole est un volume avec des parois, une forme, des côtés et un contenu, de forme pseudo-géométrique reflétant une répartition polygonale (de taille différente en fonction de son rôle dynamique).
Plus le déplacement longitudinal sera important plus l'organisation vacuolaire sera fine et répétée, mais c'est toujours un cadre fibrillaire polyédrique avec un gel à l'intérieur.

Toute stimulation mécanique sur la micro vacuole et son cadre collagénique engendre une meilleure fonction métabolique.

Les fibres qui constituent le cadre de chaque vacuole sont en continuité les unes avec les autres et constituées essentiellement de collagène type 1 (70%) et type 3 et 4 mais aussi d'élastine aux environs de 20%. Il y a aussi un pourcentage élevé de lipides (4%).

Elles partent dans toutes les directions sans aucun schéma préétabli ou en rapport avec une logique attendue. Elles s'interconnectent, vibrent les unes avec les autres. Les diamètres des fibres sont de quelques microns et les longueurs sont excessivement variables donnant un aspect désordonné et chaotique, une succession de faisceaux, de tramages de tiges avec des renflements. Aucun repère géométrique ne peut être observé. Elles s'entrecroisent soit de façon très nette soit avec des zones intermédiaires en voile dites bourrelet de Plateau ou de véritables noeuds, fixes, ancrages solides ou mobiles, glissant au gré de la poussée.

Un fort grossissement révèle des modifications latérales sur les collagènes qui suggèrent que les chaînes de protéoglycanes sont adhésives et liées au collagène.

Ces protéoglycanes dont la nature est difficile à analyser constituent la partie intravacuolaire et représentent sous la forme de gel, un espace hautement hydrophile, dont le volume est sûrement constant mais dont la pression interne est changeante.

Ce sont des protéines comme la décorine, glycosylées grâce à des liaisons covalentes anioniques avec des glycoaminoglycanes ou polysaccharides sulfatés. Leurs fortes charges négatives facilitent le passage ionique et attirent les molécules d'eau à l'intérieur de la vacuole expliquant leur rôle d'adaptation aux changements de volume, de résistance aux contraintes de pression, créant de l'oedème, remplissant les espaces et facilitant la charge hydrique.

Cet ensemble intravacuolaire permet de résister à la compression alors que les fibres de collagène ou d'élastine résistent à la tension en développant des capacités à se déplier et replier sous la contrainte mécanique.

Relation avec les autres matières vivantes